La fonte des glaces ne fait pas que refroidir les océans et monter le niveau des eaux : elle provoque désormais des tsunamis géants.

Récemment, la côte ouest du Groenland a été touchée par un tsunami, emportant avec lui 4 personnes, ceci ayant fait suite à un glissement de terrain. Le tsunami en question a produit une vague de 90 mètres, comparativement à celle ayant frappé le Japon qui culminait à 40 mètres, pourtant générée par un séisme. En quoi de tels événements pourraient voir leur fréquence augmenter à cause du réchauffement climatique. Comment expliquer ce phénomène?

Frédéric Decker : Les tsunamis dus aux tremblements de terre sous-marins sont finalement ceux qui produisent les vagues les « moins hautes », même si bien sûr celles-ci sont déjà monumentales et destructrices.

Les vagues dus à des glissements de terrain, à des chutes de blocs de glace lors des débâcles ou encore à la chute d’une météorite sont les plus importantes sur nos océans, capables de dépasser 100 mètres !

On parle alors de mégatsunami.

Ce type d’événement n’est pas nouveau, il a toujours existé dans une fréquence aléatoire en fonction des refroidissements et réchauffements climatiques. Logiquement, lors des refroidissements, ils ont tendance à être plus rares, mais pas forcément moins intenses : les quantités de glace, plus importantes lors des périodes froides de l’histoire, peuvent céder brutalement et provoquer une vague géante.