Le triomphe de Poutine

La visite du roi Salman d’Arabie en Russie, annoncée comme importante, s’avère l’être d’une façon superlative, c’est-à-dire autant comme un symbole que comme un facteur essentiel mesurant le nouveau rapport d’influences au Moyen-Orient. Nous préférons en effet employer cette expression ( « rapport d’influences » ) plutôt que le classique « rapport de forces », simplement pour marquer l’évidence que l’influence, aujourd’hui où la communication joue un rôle si essentiel, est effectivement le facteur déterminant. Nous ne sommes plus dans une ère géopolitique, mais dans une ère que nous qualifions de « psychopolitique ».

Dans le cas russe, la force ( l’intervention russe en Syrie) n’a pas été et n’est pas un facteur direct de pression sur les différents acteurs pour les faire se tourner vers Moscou, mais un facteur indirect renforçant l’influence, l’attraction que Moscou exerce sur eux. Le rapport est moins celui de la contrainte qu’une puissance exerce sur une autre ( la force) que celui de la démonstration à laquelle une autre puissance est sensible ( influence ).

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