Crosby

Les joueurs des Penguins de Pittsburgh savouraient la gloire de leur première coupe Stanley depuis 2009 à ce stade l’année dernière, mais Kristopher Letang avait déjà le sentiment que Sidney Crosby était déjà en quête de futurs exploits.

Crosby était impatient de reprendre l’entraînement en vue de la Coupe du monde de hockey, et il estimait également que les Penguins avaient ce qu’il faut pour répéter leur conquête de la coupe.

«Dans tous les détails, ce qu’il veut accomplir, c’est assez incroyable», a déclaré avec admiration Letang, son coéquipier de longue date, plus tôt ce mois-ci.

Crosby a complété une étonnante et inédite séquence de succès ces deux dernières années – peut-être la plus impressionnante d’une carrière qui le destine depuis longtemps au Temple de la renommée.

L’entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan, a révélé que Crosby méritait d’être nommé parmi les plus grands et qu’il était «sans doute» le meilleur joueur de sa génération, mais ce débat est depuis longtemps réglé. Il détient une longueur d’avance sur tout le monde.

«La carrière d’un joueur est courte et je m’estime chanceux. Mais je sais aussi à quel point c’est difficile, alors vous voulez faire de votre mieux», a expliqué Crosby.

Au-delà du talent, faire de son mieux semble reposer sur un sens de la compétitivité qui laisse ses coéquipiers, entraîneurs et adversaires stupéfait.

Après avoir vu sa saison prendre fin en avril en raison d’une opération au cou, Letang a déclaré qu’il croyait en la capacité des Penguins de surmonter son absence principalement à cause de Crosby et de sa détermination. Sullivan avait tenu les mêmes propos lorsqu’il a remplacé Mike Johnston derrière le banc des Penguins la saison dernière.

«Je ne crois pas avoir côtoyé un athlète, pas seulement un joueur de hockey, mais un athlète qui est aussi déterminé que Sid», a soutenu Sullivan, qui a joué plus de 700 matchs dans la LNH avant de se retrouver derrière le banc.

Crosby ne laisse rien au hasard que ce soit de bien s’alimenter, de bien s’entraîner et se prendre soin de ses coéquipiers, a ajouté Sullivan.

Il était parmi les quelques joueurs réguliers à se joindre à un entraînement facultatif pendant la finale, estimant que c’était «bénéfique» de sauter sur la patinoire et de manier la rondelle. Peu importe que sa saison ait commencé presque neuf mois plus tôt avec un match préparatoire à la Coupe du monde de hockey.

Un coéquipier d’Équipe Canada et rival dans la LNH, Jonathan Toews, s’est dit étonné du niveau de jeu de Crosby à ce moment-là, l’automne dernier, soit seulement trois mois après la conquête de la coupe et du trophée Conn Smythe.

Un autre coéquipier, Logan Couture, a dit que c’était «plaisant» d’observer de près Crosby et il a vanté sa vision, son jeu avec et sans la rondelle et sa capacité à créer de l’espace.

«Il est vraiment le meilleur joueur au monde», a affirmé Couture.

Jay Bouwmeester a noté que les chiffres seuls ne rendaient pas justice à son talent et Matt Duchesne dit être inspiré par son sens de la compétitivité.

Ses coéquipiers des Penguins ont soutenu la même chose après le cinquième match de la finale contre les Predators lorsque Crosby – dès les 91 premières secondes – a touché le poteau, a fait prendre une pénalité à un adversaire et préparé le premier but lors d’une vitoire de 6-0.

«Il est très inspirant quand il joue de cette façon et atteint un niveau que pas beaucoup d’autres peuvent imiter», a confié le vétéran Matt Cullen.

Sullivan installe les jeunes joueurs à côté de Crosby dans la chambre de l’équipe précisément pour cette raison. Jake Guentzel, l’étoile montante de l’équipe, occupe actuellement la casier directement à gauche de Crosby.

Crosby a complété les éliminatoires avec 27 points en 24 matchs et il est maintenant à égalité au 10e rang de tous les temps avec une moyenne de 1,11 point par match éliminatoire (minimum de 50 matchs). Seulement 18 joueurs ont totalisé plus que ses 164 points en carrière en séries et seulement 19 ont obtenu plus que ses 107 mentions d’aide – tous à une époque où il se marquait davantage de buts.

Crosby présente une moyenne de 1,31 point par match en saison régulière en carrière, et seuls Wayne Gretzky (1,92), Mario Lemieux (1,88), Mike Bossy (1,50) et Bobby Orr (1,39) ont fait mieux que lui.

Son coéquipier Evgeni Malkin est celui qui s’approche le plus au niveau des statistiques, mais les meilleurs comparables actuellement en terme de domination de son sport – en ce qui a trait aux succès personnels et d’équipe – sont LeBron James dans la NBA et Tom Brady dans la NFL.

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PITTSBURGH – Sidney Crosby a livré tout un spectacle lors du cinquième match de la finale de la Coupe Stanley, mais des gestes qui ne cadrent pas avec son comportement habituel sont venus mettre de l’ombre à sa soirée.

Grâce à une récolte de trois mentions d’aide dans la victoire de 6-0 contre les Predators de Nashville jeudi, Crosby a permis aux Penguins de faire un pas de plus vers une autre conquête du précieux trophée.

Toutefois, les questions des journalistes après le gain portaient plus sur son bref match de lutte avec le défenseur P.K. Subban et sur la bouteille d’eau qui a soudainement quitté sa main gauche pour aboutir sur la glace au moment où le capitaine des Penguins se trouvait au banc des joueurs.

Le centre de 29 ans des Penguins s’est chamaillé avec Subban vers la fin de la première période. Selon Crosby, l’ancien défenseur du Canadien a perdu son bâton et a «effectué une manoeuvre que l’on voit en UFC» sur son pied, tout en le retenant sur la patinoire.

«Je ne sais pas ce qu’il essayait de faire, a déclaré Crosby. Je tentais de sortir de là.»

Pour ce faire, toutefois, Crosby a poussé la tête de Subban vers la glace à quelques reprises avec son gant droit. Les deux joueurs se sont ensuite relevés et ont écopé des pénalités mineures doubles pour avoir retenu.

Après le match, Subban s’est fait demander si Crosby aurait mérité d’être puni plus sévèrement.

«Je ne suis pas un arbitre. Je ne vais pas juger ce qui dépasse la limite, et ce qui ne la dépasse pas», a-t-il répondu.

Pour leur part, les amateurs n’ont pas hésité à donner leur opinion, alors que la dispute entre Subban et Crosby se voulait le sujet de l’heure sur les réseaux sociaux vendredi matin.

À sa première présence sur la patinoire après sa pénalité, Crosby a préparé le quatrième but des Penguins et mérité sa deuxième mention d’aide de la soirée, sur le filet de Conor Sheary.

Il avait amorcé sa soirée en forçant les Predators à écoper une punition mineure, durant laquelle les Penguins avaient pris les devants 1-0 grâce au but du défenseur Justin Schultz.

Crosby a complété sa productive soirée de travail en recueillant une mention d’aide sur le but de Phil Kessel, son premier depuis le début de la finale.

Peu de temps auparavant, Crosby a de nouveau attiré l’attention lorsqu’une bouteille d’eau qu’il tenait dans sa main a abouti sur la surface de jeu. Il a dit qu’il s’agissait d’un accident.

«J’ai fait un geste et elle est partie de main, a expliqué Crosby. Je n’ai pas essayé de la lancer. Je sais qu’elle s’est retrouvée sur la patinoire, mais je ne commencerai pas à tirer des bouteilles d’eau. Je ne l’ai jamais fait.»

Sans le certifier, Crosby croit qu’il réagissait à un jeu qui, selon lui, aurait mérité qu’une punition soit appelée. Il dit avoir été surpris lorsque la bouteille s’est retrouvée sur la glace et a ensuite présenté ses excuses au juge de lignes Brian Murphy.

«De toute façon, je possède un bras plus puissant que ça», a lancé Crosby.

Plus important encore, la victoire permet aux Penguins d’espérer devenir la première équipe en 19 ans à défendre avec succès une conquête de la coupe Stanley, soit depuis les Red Wings de Detroit en 1997 et 1998.

Par ailleurs, Crosby a surpassé Mario Lemieux avec le 20e point de sa carrière en finale, à son 24e match. Lemieux a amassé 19 points en seulement neuf rencontres en finale.

Sidney Crosby lance une bouteille d’eau sur la patinoire

Sidney Crosby se la joue WWE

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NASHVILLE – Pour une deuxième année consécutive, le capitaine des Penguins de Pittsburgh Sidney Crosby a remporté le trophée Conn Smythe, remis au joueur le plus utile des séries, dimanche.

L’attaquant vedette des Penguins a soulevé la troisième coupe Stanley de sa carrière, une deuxième d’affilée, permettant aux siens de demeurer les rois de la banquise.

Il devient le troisième joueur de l’histoire de la LNH à accomplir l’exploit, après Bernard Parent et Mario Lemieux.

Le natif de Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse, a conclu son parcours éliminatoire avec une récolte de huit buts et 19 mentions d’aide, pour un total de 27 points.

Même s’il a été écarté de la feuille de pointage lors du sixième match de la finale de la Coupe Stanley remporté par les Penguins par la marque de 2-0 face aux Predators de Nashville, Crosby a totalisé sept points au cours de cette série.

Malgré qu’il ait fait parler de lui pour les mauvaises raisons dans la série finale, il a une fois de plus montré qu’il était le catalyseur de cette équipe.

L’attaquant de 29 ans a ajouté ce trophée à une longue liste d’exploits, incluant deux médailles d’or aux Jeux olympiques, une médaille d’or à la Coupe du Monde, une au Championnat mondial ainsi qu’une autre au Championnat mondial junior.

Sidney Crosby reçoit le trophée Conn-Smyth de Gary Bettman

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NASHVILLE – P.K. Subban souhaitait que les journalistes demandent aux Penguins de Pittsburgh s’il les dérangeait. Le défenseur étoile sait qu’il doit soigner son hygiène dentaire et il aime le défi de tenir en échec Sidney Crosby et Evgeni Malkin.Il aime également animer le spectacle.

Crosby n’est cependant pas d’humeur à jouer, surtout si ça n’implique pas un bâton et une rondelle. Et le capitaine des Penguins insiste sur le fait qu’il ne s’est pas plaint de l’haleine de Subban lors du troisième match de la finale de la coupe Stanley.

«Il aime avoir l’attention alors s’il veut inventer de telles sottises, je ne peux rien y faire», a mentionné Crosby, dimanche.

La finale s’envenime de plus en plus et les champions en titre ont encaissé un premier revers dans cette série en s’inclinant 5-1 contre les Predators de Nashville, samedi.

Les Predators voudront maintenant niveler les chances lors du quatrième duel, lundi soir. Ils montrent un dossier de 8-1 à leur domicile depuis le début du tournoi printanier et Subban a demandé aux partisans d’être encore plus bruyants qu’ils ne le sont déjà.

«Je sais qu’il y aura beaucoup d’énergie et ce sera incroyable», a-t-il assuré.

Crosby n’a toujours pas enfilé l’aiguille lors de cette série. Pour tourner le fer dans la plaie, lui et Evgeni Malkin n’ont pas réussi à décocher un tir au but lors d’un même match pour la première fois de leur illustre carrière, samedi.

«Nous avons eu des occasions de marquer, a affirmé Crosby. Nous devons seulement toucher le filet. Ils ont bloqué plusieurs tirs. Ce n’est qu’une question de gagner nos batailles et de trouver une façon de se diriger au but. Il faut toucher le filet et ça doit commencer par là.»

L’entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan, a simplement dit que Crosby et Malkin sont surveillés attentivement et qu’il ne veut pas intervenir dans leur façon de jouer. Sullivan a vu des occasions pour eux d’envoyer la rondelle au filet.

«Leurs statistiques parlent d’elles-mêmes, a-t-il indiqué. Ils ont produit de façon constante pour nous pendant toute la saison et toutes les séries. Nous croyons qu’ils vont continuer sur cette voie.»

Les Predators ont dominé les Penguins au chapitre des tirs au but lors des trois affrontements de cette finale, mais les Penguins avaient réussi à prendre les devants 2-0 dans la série grâce à quelques buts rapides.

Les Predators ont également muselé la meilleure attaque de la LNH quand elle évoluait avec un joueur en plus, allouant seulement quatre lancers lors de 13 désavantages numériques. Les Penguins n’ont marqué qu’un seul but en supériorité numérique et ils ont été blanchis en trois tentatives lors de la troisième partie. Malkin a d’ailleurs laissé savoir qu’il n’avait pas d’espace pour travailler.

«J’ai la possession de la rondelle pour une seconde et ils me mettent immédiatement de la pression», a affirmé le Russe, qui trône au sommet des meilleurs pointeurs de la LNH depuis le début des séries.

Cette défaite a mis fin à une séquence de trois victoires des Penguins, mais sous la tutelle de Sullivan, ils revendiquent une fiche de 13-2 en séries lorsqu’ils perdent un match éliminatoire. Le gardien Matt Murray n’a jamais perdu lorsqu’il amorce un match après une défaite de son équipe (9-0) ou lorsqu’il a subi un revers en séries (7-0).

Quant à Subban, il profite de chaque seconde de jeu contre Crosby, qu’il considère le meilleur joueur au monde. Il bénéficie également de l’aide de ses coéquipiers à la ligne bleue: Roman Josi, Ryan Ellis et Mattias Ekholm.

«C’est notre défensive qui nous permettra de gagner des matchs, a soutenu Subban. Nous le savons et nous allons continuer d’être efficaces défensivement afin d’avoir du succès contre les Penguins.»

P.K. Subban au sujet du commentaire de Sidney Crosby sur sa mauvaise haleine

La version de Sidney Crosby

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Pour les amateurs de hockey québécois; il y a un duel qui retiendra particulièrement l’attention alors que s’amorce ce soir la finale de la Coupe Stanley.

Sur la glace pour contrer le meilleur trio adverse depuis le début des séries, le défenseur P.K. Subban a surtout fait parler de lui dans un rôle défensif.

Attendez-vous donc de le voir dans la mêlée à chaque fois que Sidney Crosby le sera.

FINALE DE LA COUPE STANLEY

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Crosby et Malkin ont aidé les Penguins à sortir des bas-fonds du classement de la LNH et se retrouvent à la poursuite d’un troisième titre en neuf ans. Ils pourraient potentiellement remporter la coupe Stanley pour une deuxième année consécutive, ce qui serait une première dans le circuit Bettman depuis l’instauration du plafond salarial.

«Ils sont tous les deux spéciaux, a révélé l’attaquant des Penguins Phil Kessel. Si vous les regardez attentivement sur la glace, ils accomplissent des choses très spéciales.»

La chance a certainement été un des facteurs qui les a menés à «la ville de l’acier».

Les Penguins étaient la pire équipe de la LNH lors de la saison 2003-04, mais les Capitals ont obtenu le premier choix au repêchage et ils ont arrêté leur choix sur Alex Ovechkin, ce qui a permis aux Penguins de choisir Malkin au deuxième rang. Un peu plus d’un an plus tard, toutes les équipes de la ligue avaient une chance d’être les premiers à choisir à la suite du lockout de 2004-05, mais les Penguins — l’une des quatre équipes à obtenir le maximum de trois balles de loterie — ont été les vainqueurs.

La franchise a alors été transformée — et peut-être même sauvée.

Crosby et Malkin ont déjà remporté deux coupes Stanley dans l’uniforme des Penguins et figurent parmi les joueurs les plus prolifiques de l’histoire la LNH en séries éliminatoires. Crosby se trouve à égalité au neuvième rang avec 1,11 point par match, suivi de Malkin au 15e rang avec 1,07 point par match.

«Ils sont simplement prêts à tout pour gagner», a affirmé Justin Schultz, qui avait été frappé par la rigueur au travail et la compétitivité du duo lorsqu’il a rejoint l’équipe la saison dernière.

Crosby a avoué qu’il était davantage motivé par l’opportunité de remporter la coupe Stanley que n’importe quel record en jeu. Revenir en finale n’a pas été facile — les Penguins ont remporté deux séries en sept rencontres — et il souhaite en profiter. Après avoir atteint la finale en 2008 et remporté les grands honneurs en 2009, les Penguins ont eu besoin de sept ans pour se hisser à nouveau au but ultime.

«Nous voulions nous rendre encore en finale et nous savions que ce serait difficile et qu’il y aurait plusieurs obstacles en travers notre chemin, mais nous avons trouvé un moyen de nous y rendre, alors c’est à nous de faire quelque chose de bien avec l’opportunité que nous avons», a philosophé Crosby.

Le joueur natif de Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse, pourrait rejoindre son mentor Mario Lemieux, Steve Yzerman et Wayne Gretzky à titre de capitaine ayant remporté la coupe Stanley deux fois de suite lors des 30 dernières années.

Crosby et Malkin ont déjà marqué l’histoire en étant la seule équipe dans l’ère du plafond salarial à atteindre la finale à quatre reprises. Et ils se sont assurés d’y être ce printemps, malgré la perte du défenseur étoile Kris Letang pour le reste de la saison et celle de leur gardien principal, Matt Murray, lors des deux premières rondes.

Les deux joueurs sont décrits par leurs coéquipiers comme étant des leaders silencieux qui prêchent par l’exemple. Cependant, Malkin a récemment commencé à parler davantage dans le vestiaire, selon Chris Kunitz, un des cinq joueurs de l’édition 2009 à encore porter les couleurs de l’équipe.

Il a débuté par de petites phrases positives comme «Nous pouvons y arriver!» ou encore «Nous devons être meilleurs!»

Kunitz croit que Malkin, tout comme Crosby, tentait de motiver les troupes parce qu’il est conscient de la valeur de l’opportunité qui se présente à eux.

Le duo domine à nouveau la LNH au niveau des points en séries, classés au premier et deuxième rang — Malkin avec 24 points et Crosby avec 20 points.

Après avoir été longtemps dans l’ombre de Crosby, Malkin a étrangement été oublié parmi la liste des 100 meilleurs joueurs de l’histoire de la LNH, malgré qu’il eut récolté le même nombre de points que presque tous les joueurs inscrits dans ce registre.

«Je crois que ses priorités gravitent autour du succès de l’équipe et qu’il s’efforce d’accomplir nos objectifs collectifs, qui ultimement seraient de remporter la coupe Stanley, a insisté l’entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan. Il a été l’un des piliers dans les succès de cette équipe.

«Ces gars-là sont simplement faits pour gagner des championnats, a-t-il ajouté à propos de ses deux joueurs vedettes. Je crois que c’est leur priorité.»

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On aurait pu avoir un quatrième vainqueur en six courses. Ç’aurait aussi dû être la première victoire du « vieux » Räikkönen depuis son retour chez Ferrari. Et pourtant, c’est son coéquipier, Sebastian Vettel, qui a remporté le Grand Prix de Monaco – le plus prestigieux, celui que tous les pilotes rêvent de gagner. Cette troisième victoire de Vettel, combinée à un week-end difficile pour Lewis Hamilton, lui a permis d’accroître son avance au championnat. Mais ça, vous le savez déjà.

Un billet de Philippe Laguë

La grande question, maintenant, c’est de savoir si Räikkönen a perdu cette course ou si son équipe lui a volée. Quand on connaît les antécédents de Ferrari dans ce domaine, il est légitime de poser la question. Et même s’il ne sourit jamais (ce qui lui a valu son surnom), « l’Homme de glace » semblait, cette fois, réellement contrarié, surtout lors de sa brève entrevue d’après-course avec l’ex-pilote Nico Rosberg. Ce dernier a ajouté une couche aux suspicions en lui disant : « je sais très bien ce que tu ressens ».

Bon, bon, bon…

Mettons tout de suite les choses au clair : j’ai détesté – et je pèse mes mots – la F1 pendant le règne de Jean Todt chez Ferrari. Bref rappel : les coéquipiers de Michael Schumacher étaient relégués au rang de valet, forcés de lui laisser le passage en tout temps, voire de ralentir le peloton derrière. Pour moi, cette époque reste la pire de l’histoire de la Formule 1. Je ne suis pas le seul : des millions de fans ne veulent pas le retour de ces courses arrangées, avec le résultat décidé à l’avance.

Cela dit, était-ce le cas à Monaco ? Rien n’est moins sûr. Même si Kimi avait un « air de beu » après la course, n’oublions pas que ça fait aussi partie du personnage, d’une part ; et d’autre part, qu’il était peut-être très insatisfait de sa propre performance. Regardons les choses froidement : Vettel était plus rapide que lui, point. Avant et pendant l’arrêt de son coéquipier, Vettel a enchaîné les tours rapides, comme savait si bien le faire un certain Schumacher avant lui… Une fois revenu en piste, Iceman n’a jamais constitué une menace pour son chef de file. Soit il était tout simplement moins rapide, soit il a baissé les bras. Ou les deux.

Dans ces circonstances, attendons avant de tirer des conclusions. Et croisons-nous les doigts pour qu’on ne nous impose pas à nouveau les détestables consignes d’équipe. En fin de saison, alors que le titre est en jeu, passe encore ; mais pas après six courses !

Photo: The Associated Press / La voiture de Lance Stroll au Grand Prix de Monaco.

Une (autre) course à oublier pour Stroll

Lance Stroll a abandonné en fin de course, mais il a complété suffisamment de tours pour être classé, terminant au 15e et dernier rang. On peut difficilement parler de résultat encourageant, mais il fallait s’y attendre : Monaco est non seulement un circuit difficile, mais il est la bête noire de l’écurie Williams depuis quelques saisons. À Montréal, ce sera assurément plus facile pour le jeune homme. Bien sûr, la pression sera forte, mais au moins, le circuit n’est pas étroit et bordé de murets comme le tortillard monégasque.

Dans le paddock, ils sont de plus en plus nombreux à dire que Lance Stroll n’était pas encore mûr pour la F1. Qu’une saison en F2, tout en cumulant le poste de pilote d’essai chez Williams, aurait été l’idéal. Mais ce qui est fait est fait, inutile de revenir là-dessus. Reste à voir si Lance Stroll va progresser ou si, au contraire, on est en train de le « brûler ».

Encore une fois, rappelez-vous la désastreuse première saison de Gilles Villeneuve en F1…

Si Lance grimpe sur le podium d’ici la fin de la saison, ou l’année prochaine, tous ses pourfendeurs vont se prosterner devant lui, aussi rapidement qu’ils ont renié Jacques Villeneuve dès le moment où il a quitté Williams.

C’est quoi, donc, la devise de la province du Québec ?

Ah oui. « Je me souviens ».

C’est quand même drôle, avouez, pour un peuple ayant si peu de mémoire…

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Sidney Crosby (Wikimedia Commons)
TORONTO – Si Sidney Crosby était un joueur amateur, on lui conseillerait de stopper la pratique du hockey.C’est ce qu’a indiqué le directeur du Centre canadien sur les commotions cérébrales du Toronto Western Hospital, le Dr Charles Tator.

Le neurochirurgien a déclaré que le nombre de commotions déclarées par les athlètes pratiquant des sports de contact est habituellement la moitié de celles réellement subies, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le capitaine des Penguins de Pittsburgh, qui aurait subi lundi sa quatrième commotion cérébrale depuis qu’il évolue dans la Ligue nationale de hockey.

Le Dr Tator ajoute que lorsque quelqu’un subit de multiples commotions cérébrales, les risques d’avoir des symptômes persistants «montent en flèche».

Il note que les athlètes peuvent aussi avoir subi des chocs à la tête à des niveaux inférieurs ou pendant leur jeunesse qui n’ont pas été diagnostiqués comme étant des commotions cérébrales.

Pour Tator, l’une des choses à considérer pour Crosby à ce stade-ci de sa carrière est la probabilité de se remettre complètement de cette récente commotion, puisque les chances d’une rémission complète diminuent avec le nombre de commotions subies.

Il souligne que le fait que Crosby ait eu besoin de près d’un an pour se remettre de la commotion subie au début de 2011 signifie que son cerveau est affecté par des effets résiduels importants.

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Alex Ovechkin
Alex Ovechkin ne voulait pas mettre de l’huile sur le feu, mercredi, quand il a rencontré les médias à quelques heures du quatrième match de la série entre les Capitals et les Penguins.Bien au contraire, celui qui a asséné un violent coup de bâton à Sidney Crosby lors du dernier match a indiqué qu’il souhaite un retour rapide de son rival.

«C’est difficile de voir un joueur tomber au combat et c’est difficile de le voir se blesser, a reconnu le no 8 au Washington Post. C’est le genre de joueurs à qui on ne veut pas que ça arrive. C’est triste. J’espère qu’il sera rapidement rétabli et de retour dans cette série.»

L’attaquant des Capitals, qui a été vertement critiqué pour son geste, ne s’attend pas à être visé par les joueurs des Penguins mercredi soir.

«C’est ça le hockey. On passe à autre chose et je pense qu’eux aussi vont vouloir passer à autre chose. Je suis pas mal certain qu’ils vont vouloir être premiers sur le disque, qu’ils seront physiques. Ce sera un bon match.»

Crosby, qui a aussi reçu un double-échec au visage gracieuseté de Matt Niskanen, souffre d’une commotion et sera sur le carreau pour au moins un match.

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Photo AP
Pas de Sidney Crosby dans la formation? Pas de problème.Privés de leur capitaine, les Penguins de Pittsburgh ont vu le gardien Marc-André Fleury stopper 36 tirs et Jake Guentzel inscrire un but chanceux à l’aide d’un bond favorable. Au final, la formation de Pittsburgh l’a emporté 3-2 contre les Capitals de Washington qui sont au bord du gouffre.

Meilleure équipe de la Ligue nationale cette saison, les Capitals accusent un recul de 1-3 face aux Penguins. Le cinquième match de la série sera disputé samedi soir à Washington.

Les champions en titre de la coupe Stanley ont vu Justin Schultz et Patric Hornqvist compléter la marque. Evgeny Kuznetsov et Nate Schmidt ont répliqué pour les Capitals. Braden Holtby a repoussé 15 rondelles.

Le retour au jeu de Crosby est incertain. Il a été victime d’un coup à la tête de Matt Niskasen dans le troisième match et il a subi une autre commotion cérébrale.

Cette blessure a forcé les joueurs des Penguins à trouver une façon de gagner sans lui, tout en contenant leur colère face à un geste qu’ils considéraient vicieux.

Fleury a insisté sur le fait que les Penguins ne devaient pas songer à se venger, mais les Capitals s’y étaient préparés. Le joueur de centre Jay Beagle, des Capitals, croyait que la série pourrait devenir vicieuse à la suite des incidents ayant marqué le troisième match.

Ça ne s’est pas produit. Du moins, pas mercredi. À l’exception d’un accrochage mineur entre Chris Kunitz, des Penguins, et Tom Wilson, le duel s’est avéré plutôt calme. La rencontre a pris une tournure semblable à celles des deux premiers matchs, gagnés par les Penguins.

Un départ-canon et un brin de chance ont aidé les Penguins à se forger une avance de 2-0.

Hornqvist a reçu une passe d’Olli Maatta, a battu de vitesse deux défenseurs des Capitals et s’est présenté seul devant Holtby, qu’il a battu d’un tir des poignets dans la partie supérieure gauche, au-dessus de la mitaine de Holtby, à 4:39 du premier vingt.

Les Penguins ont doublé leur avance à 3:51 de la période médiane quand une tentative de passe de Guentzel a frappé le patin du défenseur Dmitry Orlov avant de glisser dans le filet, derrière un Holtby surpris.

Mais moins de cinq minutes plus tard, les deux formations étaient de retour à la case de départ grâce à deux buts des Capitals en 72 secondes. Kuznetsov a d’abord déjoué Fleury à la suite d’une passe de Justin Williams, à 7:21. Puis, Schmidt a inscrit son premier but en matchs éliminatoires, sautant sur le retour d’un tir de T.J. Oshie qui avait donné contre la rampe, derrière le filet du gardien sorelois.

Mais l’attaque à cinq des Penguins, plutôt docile au début de la série, a finalement produit à 11:24 du deuxième vingt grâce à un violent tir frappé de Schultz, à la suite d’une passe d’Evgeni Malkin.

Fleury a fait le reste.

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