l’Impact

Est-ce la fin entre Ignacio Piatti et l’Impact de Montréal?

Le joueur argentin a lancé toute une bombe lors d’une entrevue d’après-match sur le terrain durant laquelle il a déclaré qu’il lui restait peut-être « une dizaine de matchs à jouer » avec l’Impact.

Dans le vestiaire, Piatti a précisé ces propos dans un français limité.

« Oui, c’est ça. Je n’ai pas trouvé la solution pour rester ici, a dit l’Argentin. C’est seulement ça. Moi, je fais tout sur le terrain. Après c’est pas moi. C’est le club qui décide…

« Je suis content avec toute l’équipe. Je veux continuer comme ça pour gagner la coupe cette année et partir bien. Il n’y a rien… Ça fait trois années que je suis ici. C’est pas moi qui décide. Il faut parler à mon agent. Oui, mon agent avec le président. O.K? C’est bon ».

« Je vais juste parler du match, a lancé d’entrée de jeu Mauro Biello quand les journalistes ont voulu l’interroger sur la déclaration de Piatti sur le terrain. Selon moi, Piatti est l’un des meilleurs joueurs de cette ligue. Je sais qu’il y a des négociations présentement… Il a connu une formidable performance ce soir. »

De son côté, interrogé à ce sujet, le capitaine Patrice Bernier a été clair.

« C’est la première fois que j’entends ça. Mais c’est sûr qu’un gars comme «Nacho», tu ne peux pas le laisser partir. Si c’est le cas, profitons-en. Mais j’espère que ce n’est pas le cas. De ce que je comprends, il y a des négociations. (Piatti) est un élément extraordinaire dans cette ligue et peut-être l’un des meilleurs joueurs de tous les temps chez l’Impact. »

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C’était devenu un secret de polichinelle depuis quelques jours, c’est maintenant devenu une réalité : le milieu de terrain québécois de 22 ans, Samuel Piette est officiellement devenu un joueur de l’Impact e Montréal, jeudi.

Le natif de Repentigny a livré ses impressions à Jérémie Rainville aux Amateurs de sports jeudi en fin d’après-midi.

C’est d’abord un sentiment de soulagement qu’a ressenti Piette, jeudi, puisque son transfert à Montréal était dans l’air depuis plusieurs semaines, surtout après ses performances en Gold Cup avec la sélection canadienne.

Soulagement puisqu’il y a eu beaucoup d’étapes administratives avant de pouvoir officialiser le transfert même si Piette savait depuis quelque temps qu’il rentrait à la maison.

«La dernière fois qu’on s’est parlé, je ne t’avais pas menti, je n’avais pas encore parlé à mon agent, a-t-il rappelé à l’animateur. Le lendemain j’ai parlé à mon agent et c’est là qu’il m’a dit qu’en effet l’Impact l’avait contacté et qu’ils essayaient de trouver une entente.»

Piette a confié que son agent l’avait informé que quelques clubs de la MLS avaient manifesté leur intérêt pour lui.

«Quand il m’a dit Montréal, je lui ai dit que c’est ce qui me tentait le plus étant donné que c’est ma ville, a-t-il dit. Je luis a dit que ma priorité c’était l’Impact de Montréal, si l’offre était bonne. C’est bien de revenir à la maison.»

Il est conscient qu’il y avait beaucoup de pression de la part des partisans et des médias pour que le Bleu-Blanc-Noir l’embauche.

«Je suis québécois, un jeune joueur, dit-il. Honnêtement, je ne me mets pas de pression. J’arrive ici en tant que nouveau joueur, il faut que je fasse mes preuves. Je sais que je ne jouerai pas comme partant dès le début et que ce n’est pas moi la force de l’équipe, et je ne veux pas l’être non plus.»

Il comprend qu’il y a beaucoup d’attentes à son sujet, mais que cela fait partie du sport, d’autant qu’il est un joueur local.

«Si je joue comme je sais le faire, ça devrait bien aller, affirme-t-il. Je suis un joueur au profil défensif en milieu de terrain. Je suis un joueur agressif qui aime récupérer les ballons.»

Il met en garde les partisans (et les médias) qui s’attendraient à des feux d’artifice de sa part sur la surface de jeu.

«Je suis travaillant, ce n’est pas moi qui vais donner un gros show avec des prouesses et des trucs techniques incroyables. prévient-il. Mon jeu est simple, je vais essayer de faire des trucs efficaces pour aider l’équipe.»

Il admet toutefois ne pas être en mesure pour l’instant de comparer les niveaux de jeu de la 3e division espagnole où il évoluait avec le Club Deportivo Izarra et la MLS.

«Je connais un peu à cause de la Gold Cup, a-t-il dit au sujet du jeu en MLS. On a affronté plusieurs joueurs de la MLS. De ce que je vois aujourd’hui, les entraînements sont assez intenses, assez physiques, les joueurs sont en très bonnes conditions. Je dois attendre de jouer mon premier match pour bien comparer.»

Samuel Piette a apprécié son premier contact avec son nouvel entourage.

«Les gars m’ont accueilli les bras ouverts, a-t-il raconté. Je connaissais déjà quelques gars. Le fait que je parle trois langues, le français, l’anglais et l’espagnol je me suis bien entendu avec tout le monde.»

Pour ce qui de son entrée dans la formation, il sera disponible dès samedi soir alors que l’Impact reçoit Orlando City SC au Stade Saputo.

Le premier point de presse de Samuel Piette avec l’Impact

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L’entraîneur-chef de l’Impact, Mauro Biello, avait demandé à ses joueurs de connaître un bon début de match et ils ont répondu à ses attentes.

«On voulait travailler notre cohésion et on a eu une bonne chimie dès la première demie, a déclaré Biello. À la fin, on a fait ce qu’on devait faire pour conserver l’avance. C’était important pour nous de jouer intelligemment, de rester fort et concentré. On était certes nerveux à la fin, mais on a résisté et c’est comme cela que l’on va grandir en tant qu’équipe. On doit vivre ces moments.»

Biello a reconnu que ce n’est pas toujours évident pour une équipe de prendre une telle avance, car les joueurs trichent toujours un peu.

«On devait contrôler nos émotions. Je sais que nous avons les joueurs capables de le faire. On a beaucoup d’expérience dans cette formation», a-t-il dit.

Du côté individuel, l’entraîneur-chef a noté la bonne performance d’Anthony Jackson-Hamel.

«Il a marqué un but, en plus de forcer un penalty, a dit Biello. Il a marqué à la suite d’un beau jeu de Patrice (Bernier).»

Biello a reconnu que cette victoire faisait du bien au moral de l’équipe.

«On avance. Le championnat canadien est important pour nous. C’est une fierté d’être champion canadien, Je suis Canadien, on a déjà vécu cela et on veut le revivre cette année», a indiqué Biello.

Ce dernier a admis que les siens s’étaient fait surprendre sur leur deuxième but des Whitecaps, mais que ses joueurs s’étaient ressaisis.

Le gardien Maxime Crépeau a disputé son deuxième en remplacement d’Evan Bush et Biello a reconnu que ce n’était pas toujours facile pour lui.

«Maxime doit continuer de faire du bon travail quand il a la chance de jouer, a fait remarquer l’entraîneur. Il vit des expériences et il doit apprendre de celles-ci.»

Biello a reconnu que Crépeau a de belles qualités.

«Ce tournoi va lui donner de l’expérience il va grandir comme gardien, a analysé Biello. On veut que le no 2 pousse le no 1. C’est important que Maxime ait de bonnes performances pour pousser Bush. À la fin, ça me complique la tâche, mais c’est une bonne chose.»

L’Impact disputera un match important samedi en recevant les Red Bulls de New York et Biello aimerait bien que ses joueurs continuent sur cette belle séquence.

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L’Impact de Montréal disputera la première rencontre de la demi-finale du Championnat canadien avec le premier match d’une série aller-retour contre le Vancouver Whitecaps FC, mardi.

Le match sera présenté sur les ondes du 98,5fm avec Jeremy Filosa à la description, Arcadio Marcuzzi et Jacques Thériault à l’analyse (avant-match à 21h).

« Nous nous attendons à un match difficile, puisque les Whitecaps sont confiants et en forme, a dit l’entraîneur-chef Mauro Biello. C’est une rivalité. Le Championnat canadien est important pour les deux clubs. Nous voulons connaître un bon départ pour avoir la chance de progresser à la maison la semaine prochaine. Nous devons gérer ce match de la bonne manière avec notre partie de samedi dans les jambes, ainsi qu’un long voyage pour venir ici, mais nous avons des joueurs frais et prêts à jouer. »

Début du parcours vers la Ligue des champions

Le Bleu-blanc-noir effectuera donc ses premiers pas dans la compétition qui pourrait l’amener jusqu’à soulever la Coupe des Voyageurs pour une quatrième fois depuis 2008, année de réforme du tournoi, et pour une dixième fois dans son histoire.

Exceptionnellement cette année, le champion de l’édition 2017 ne sera pas qualifié d’office pour la phase à élimination directe de la Ligue des champions de la CONCACAF, mais devra passer par un match de barrage contre le Toronto FC, vainqueur du tournoi en 2016, au BMO Field, le mercredi 9 août.

« Cette Coupe nous a permis de nous rendre très loin en Ligue des champions par la suite, a dit le défenseur Hassoun Camara. On a eu de belles histoires, de belles victoires aussi. On espère rééditer ce parcours, c’est quelque chose qu’on veut partager avec Montréal et le Québec. Il y a aussi une sorte de suprématie à obtenir sur l’échelon national. On a à coeur de faire quelque chose de grand cette année. »

Il est à noter que depuis cette année, les clubs participants au Championnat canadien doivent nommer au moins trois joueurs canadiens dans leur alignement de départ.

Depuis son entrée en MLS, l’Impact n’a jamais gagné contre les Whitecaps en Championnat canadien, le club a toutefois remporté la finale du Championnat canadien en 2013 contre eux, en vertu de la règle des buts à l’étranger. La série s’était terminée 2-2.

En quatre matchs de Championnat canadien contre Vancouver, le club montréalais présente une fiche de 0-1-3, quatre buts marqués et six encaissés.

En action cette fin de semaine, les Whitecaps ont vaincu le Sporting Kansas City, la meilleure équipe de l’Ouest, 2-0 à domicile.

Cette saison en MLS, les Whitecaps présentent une fiche de cinq victoires, cinq défaites et un match nul, bonne pour la sixième place de l’Association de l’Ouest.

Les défenseurs Brett Levis, David Edgar et Christian Dean, le milieu de terrain Yordy Reyna, ainsi que les attaquants Erik Hurtado et Bernie Ibini demeureront sur la touche, blessés.

Les Whitecaps ont toutefois annoncé que les Joueurs désignés Matías Laba, Fredy Montero et Brek Shea feront partie de la liste des 23 joueurs sélectionnés pour la demi-finale et seront à la disposition de l’entraîneur-chef Carl Robinson.

L’Impact complétera cette série aller-retour au total des buts au Stade Saputo, le mardi 30 mai à 19h30.

(Communiqué de l’Impact)

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Anthony Jackson-Hamel/Photo: PC

MONTRÉAL – Il était attendu depuis longtemps ce match référence de l’Impact et c’est ce que la formation montréalaise a livré samedi en ayant le dessus 4-1 face aux Timbers de Portland.

Tout le monde s’est lancé dans un concert d’éloges après la rencontre. Les jeunes Kyle Fisher et Ballou Tabla ont poursuivi leur bon travail et Ignacio Piatti a été impérial. Mais en creusant un peu plus, on réalise que le retour au jeu de Marco Donadel a refermé les brèches en milieu de terrain et un petit ajustement en défensive a évité l’accumulation de contre-attaques dangereuses de la part de l’adversaire.

Donadel avait raté deux rencontres en raison d’un problème à un genou. Ni Hernán Bernardello, ni Adrián Arregui n’a été particulièrement impressionnant dans le rôle de milieu défensif depuis le début de la campagne et le retour de Donadel a eu un effet immédiat, samedi.

L’Italien âgé de 34 ans a multiplié les reprises de possession et s’est chargé des relances. Il a effectué 60 passes, un sommet au cours de la rencontre, tout en affichant un taux de réussite de 93,3 pour cent, ce qui l’a classé deuxième derrière son partenaire de jeu Patrice Bernier parmi les 20 joueurs de position partants.

«Sa force est dans la construction du jeu, a mentionné l’entraîneur-chef Mauro Biello. Il est calme. Il veut le ballon même dans le trafic et il prend de bonnes décisions.»

«Il ne panique pas sous pression, a renchéri Bernier. Si nous sommes capables de temporiser le jeu, de maîtriser la possession, nous évitons de courir en va et vient. (…) Ça permet à des gars comme Blerim (Dzemaili), ‘Nacho’ (Piatti) et Ballou d’être plus frais à l’attaque.»

L’autre coup payant est venu de Biello, qui a opté pour un 4-3-3 plus confortable pour les éléments en place et qui avait mis l’accent sur la défensive à l’entraînement au cours de la semaine.

«Nous avons gardé un équilibre avec nos arrières latéraux, a expliqué Biello. Un seul arrière latéral allait vers l’avant (samedi) et l’autre revenait appuyer la défensive. C’était important de garder un équilibre, même quand nous attaquions.»

L’Impact jouera son prochain match en MLS seulement le 3 juin, quand les Red Bulls de New York seront de passage au stade Saputo. Le Bleu-blanc-noir disputera entre-temps sa demi-finale du Championnat canadien face aux Whitecaps de Vancouver, et en vertu des règlements, les équipes devront insérer trois Canadiens dans leur formation partante.

Bernier, Ballou et Anthony Jackson-Hamel faisaient partie de la formation partante de l’Impact face aux Timbers. Biello devrait cependant faire une rotation dans son personnel, du moins pour le match aller qui sera présenté dès mardi à Vancouver.

Est-il donc dommage que l’Impact ne puisse revenir rapidement sur le terrain avec les mêmes effectifs pour continuer de bâtir sur sa performance la plus complète de la saison?

«Oui, a répondu le gardien Evan Bush avant d’apporter une nuance. Par contre, nous avons plusieurs joueurs qui doivent panser leurs blessures. ‘Nacho’ a failli rater la rencontre (face aux Timbers). Matteo (Mancosu) et Victor (Cabrera) sont toujours sur la touche. Il y a aussi Andrés Romero qui tente de retrouver la forme. Nous avons donc de nombreux joueurs importants qui sont absents. Nous espérons qu’ils soient rétablis lorsque le calendrier de la MLS reprendra.»

Il sera intéressant de voir quels joueurs feront le voyage à Vancouver et quels joueurs resteront derrière à Montréal pour se reposer en attendant le match retour le 30 mai. Il faudra également voir si l’équipe aura toujours en tête les bonnes sensations de la victoire face aux Timbers lors de son retour en MLS.

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Hector Jimenez (à gauche) du Crew et Ignacio Piatti (à droite) de l/Photo : La Presse canadienne, Graham Hughes
MONTRÉAL – Après une première victoire à l’étranger et avec l’arrivée du milieu de terrain suisse Blerim Dzemaili, tout permettait de croire que l’Impact avait tourné la page sur son début de saison difficile.L’équipe est toutefois retournée à la case départ avec un revers de 3-2 contre le Crew de Columbus, samedi, alors que les mêmes problèmes sont revenus hanter le Bleu-blanc-noir.

Buts «faciles» accordés à l’adversaire, offensive incapable de construire vers l’avant, manque de concentration coûteux, mauvais début de match et incapacité à achever un rival. Si ce n’était d’une autre deuxième demie explosive qui a permis à l’Impact d’effacer un retard de deux buts et de créer temporairement l’égalité, la réaction des partisans à la fin du match aurait été beaucoup plus sévère au stade Saputo.

Dans le vestiaire, les joueurs commencent à être à court de mots pour expliquer les déboires de l’équipe, répétant les mêmes choses d’une semaine à l’autre.

«Je ne vais pas dire que nous avons appuyé sur le bouton de panique, mais nous devons nous regarder dans les yeux et admettre que nous ne faisons pas le travail, a affirmé Dominic Oduro après le match, samedi. Nous avons une meilleure équipe que ce que nous démontrons sur le terrain.»

Pendant sa conférence de presse, l’entraîneur-chef Mauro Biello semblait abasourdi par les deux visages démontrés par son équipe face au Crew, quand l’Impact s’est retrouvé en arrière 2-0 au score en première demie, avant de créer l’impasse en deuxième demie. Justin Meram a ensuite offert la victoire au Crew en complétant son tour du chapeau pendant la première minute des arrêts de jeu.

«Nous avons vu deux équipes complètement différentes, a-t-il admis. En première demie, nous semblions hésitants. Puis en deuxième demie, nous avons pris l’initiative et nous avons dominé le match. C’est décevant de voir que nous sommes incapables de faire ça pendant 90 minutes. Notre état d’esprit doit changer. Nous devons avoir la confiance de prendre l’initiative dès le début de la rencontre.»

Le nouvel attaquant de l’IMpact de Montréal, Blerim Dzemaili. / Photo : La Presse canadienne/Graham Hughes

Cherchant à expliquer pourquoi l’offensive semblait paralysée en première demie, l’arrière latéral Chris Duvall a lui aussi parlé d’un problème de confiance.

«En deuxième demie, nous n’avions rien à perdre, a-t-il noté. Nous pouvions jouer vers l’avant et tenter des jeux que nous savons pourtant que nous pouvons réussir. Je pense que nous étions trop hésitants en première demie.

«C’est une question de mentalité. Nous devons jouer avec l’assurance que nous sommes meilleurs que notre adversaire. Nous devons nous imposer. Nous attendons trop longtemps avant de le faire.»

Finalement, les efforts déployés en deuxième demie n’ont pas été suffisants pour récolter ne serait-ce qu’un seul petit point.

«Nous tentons chaque semaine de corriger à l’entraînement les problèmes du match précédent, a expliqué le gardien Evan Bush. Contre D.C. (une victoire de 1-0 à l’étranger), nous n’avions pas nécessairement connu notre meilleur match, mais nous nous étions démenés pour arracher les trois points. (Samedi), nous avons fait un peu la même chose pour revenir à 2-2; nous nous sommes battus pour revenir dans une position où nous aurions pu récolter au moins un point. Mais nous ne l’avons finalement pas fait et c’est difficile d’expliquer ce résultat.»

Il commence toutefois à se faire tard pour redresser le navire. L’Impact a glissé au dernier rang de l’Association Est, à cinq points du Fire de Chicago et d’une place en éliminatoires.

Les hommes de Biello tenteront de nouveau de corriger leurs problèmes dans les différentes phases de jeu cette semaine, avant d’accueillir les Timbers de Portland, samedi prochain.

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Courtoisie UNICEF
OTTAWA – Le gouvernement fédéral n’a pas tenu compte de l’impact de la réinstallation des réfugiés syriens sur les communautés francophones en situation minoritaire, reproche le Commissariat aux langues officielles (CLO).La commissaire par intérim, Ghislaine Saikaley, conclut que le ministère de l’Immigration, des réfugiés et de la citoyenneté (MIRC) a contrevenu à certaines de ses obligations en matière de bilinguisme en réinstallant au pays ces milliers de migrants qui ont fui la guerre civile.

Car tout au long du processus, le ministère «n’a jamais cherché à connaître» les besoins des communautés francophones en situation minoritaire, tranche la commissaire dans un rapport d’enquête préliminaire de 12 pages obtenu par La Presse canadienne.

Or, en vertu de la Loi sur les langues officielles, qui a un statut quasi-constitutionnel, le fédéral «a l’obligation de prendre des mesures positives de façon proactive» afin d’appuyer ces communautés et d’agir de façon à ne pas nuire à leur «développement» et leur «épanouissement», est-il écrit.

Des communautés francophones en situation minoritaire ont bien tenté d’ouvrir leurs portes à certains de ces réfugiés syriens parrainés par le gouvernement, et dont «approximativement 95 pour cent ne parlaient ni français ni anglais à leur arrivée au Canada».

Mais ce fut en vain. «Sur les 39 propositions reçues à l’hiver 2016, huit ont été soumises par des organismes d’établissement francophones, mais aucune de celles-ci n’a été retenue», a noté la commissaire Saikaley.

Pour le porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière de langues officielles, François Choquette, «c’est une occasion manquée, une occasion ratée». Car c’est par l’immigration que passe – à tout le moins en partie – la survie des communautés francophones minoritaires.

Même son de cloche du côté de la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), Sylviane Lanthier, qui rappelle que le gouvernement fédéral a souvent raté la cible de 4,4 pour cent en matière d’immigration francophone hors Québec.

«Les communautés ont peu bénéficié de l’immigration, a-t-elle souligné en entrevue téléphonique. C’est important que le gouvernement fédéral maximise les effets positifs potentiels de l’accueil des réfugiés dans nos communautés.»

Car la vitalité de ces milieux «repose beaucoup, et de plus en plus, sur l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants, y compris des réfugiés qui se réinstallent au Canada», a fait valoir Mme Lanthier.

Les représentants du MIRC ont bien plaidé auprès du CLO qu’il y avait urgence d’agir en raison de la promesse du gouvernement libéral d’accueillir 25 000 réfugiés en l’espace de deux mois et demi, mais cet argument n’a pas convaincu le chien de garde du bilinguisme au pays.

«À cet égard, je tiens à souligner que les mécanismes pour tenir compte des besoins des (communautés linguistiques minoritaires) auraient déjà dû être en place au moment où l’initiative de réinstallation des réfugiés syriens a été annoncée», est-il écrit dans le rapport du CLO.

La commissaire formule dans son rapport préliminaire la recommandation que le MIRC développe, «au plus tard six mois après l’envoi du rapport final d’enquête, un plan d’action» afin que ses programmes de réinstallation des réfugiés respectent la Loi sur les langues officielles.

Le rapport définitif devrait suivre dans les prochains mois – le plaignant et l’institution visée par le rapport préliminaire ont deux mois pour répliquer, et le CLO a deux mois pour produire son document final.

Début février 2016, alors que les Syriens continuaient d’affluer au Canada, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté de l’époque, John McCallum, n’avait pas été en mesure de préciser la stratégie du gouvernement en matière d’immigration francophone.

«Concernant l’objectif de 4,4 pour cent, il y a des discussions et nous allons faire certaines choses afin d’arriver à cet objectif ou faire mieux que ce que nous avons fait dans le passé», avait-il dit en entrevue au média franco-ontarien TFO.

La FCFA a l’intention de faire des représentations auprès du nouveau titulaire du poste, Ahmed Hussen, et de son secrétaire parlementaire Serge Cormier, un élu du Nouveau-Brunswick qui est donc bien au courant des questions liées à la francophonie hors Québec.

Car il «est plus que temps qu’on trouve des réponses concrètes aux problématiques de l’immigration francophone», a insisté sa dirigeante franco-manitobaine au téléphone depuis Winnipeg, vendredi.

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MONTRÉAL – Même si les inquiétudes commencent à être réelles dans le camp de l’Impact de Montréal, tout n’est pas encore perdu et l’équipe tentera de nouveau de corriger la trajectoire du navire samedi, quand il rendra visite au D.C. United.

L’entraîneur-chef Mauro Biello a admis qu’il commençait à être inquiet à la suite du revers de 2-1 contre les Whitecaps de Vancouver, samedi dernier au stade Saputo. Toutefois, Dominic Oduro est un peu plus optimiste.

«Nous avons joué beaucoup de matchs à l’étranger et ça finit par être difficile et fatigant, surtout en début de saison, quand vous tentez de trouver vos repères, a-t-il mentionné plus tôt cette semaine. Je pense que les choses seront différentes quand nous allons enchaîner les matchs à domicile.»

Malgré un calendrier difficile et les nombreux voyages pour éviter le froid de la fin de l’hiver montréalais, Oduro voit du positif dans les trois verdicts nuls en cinq sorties sur les pelouses adverses. Il reconnaît toutefois que le dossier global de 1-3-4 n’est pas à la hauteur d’une équipe qui s’est rendue en finale d’association l’automne dernier.

«Tout n’est pas perdu, mais nous devons accepter notre part de responsabilité, a-t-il mentionné. Ça va du gardien au dernier joueur sur le banc. Nous devons travailler fort et si l’un d’entre nous n’est pas prêt, il doit le dire à l’entraîneur et être laissé de côté.»

Tirer des leçons et se relever

«Il y a des matchs où nous avons échappé des points, contre Seattle, Chicago et Vancouver. Nous devons passer à la vitesse suivante, parce que nous sommes très ordinaires depuis le début de la saison. Nous devons tirer des leçons des résultats passés et nous relever.»

De son côté, l’entraîneur adjoint Jason Di Tullio refuse de se servir des nombreux matchs à l’étranger comme excuse.

«À la maison ou à l’étranger, nous devons sortir de ça, a-t-il affirmé. Nous voulons trouver la constance dans notre jeu. Une fois que nous l’aurons trouvée, nous allons pouvoir varier notre tactique. Pour l’instant, nous devons respecter certains principes de jeu.»

Le DC United avant tout

Avant de profiter d’une première séquence à domicile en 2017, l’Impact devra croiser le fer avec le D.C. United.

Ces derniers connaissent un début de saison honnête avec une fiche de 3-3-2, malgré une série de blessures ayant notamment touché Nick DeLeon, Patrick Nyarko et Steve Birnbaum. Le gardien Bill Hamid devrait être à son poste samedi, même s’il s’est blessé à l’aine le week-end dernier dans une victoire de 3-1 contre l’Atlanta United.

«Nous les avions affrontés pendant le camp avec une formation similaire à ce qu’ils utilisent présentement, a noté Di Tullio. C’est une équipe jeune qui joue avec intensité et qui est bien organisée. Contre Atlanta, ils ont souffert tout en restant connectés et ils leur ont fait mal en contre-attaque. Nous nous attendons à un match différent puisqu’ils sont de retour à domicile après trois matchs à l’étranger. Et ils n’auront pas oublié le résultat de l’automne dernier en séries.»

L’Impact avait alors triomphé 4-2 à Washington lors du premier tour éliminatoire.

Différent cette fois-ci

«En MLS, la mentalité en séries est différente et je ne pense pas que ce résultat soit encore significatif, a nuancé Oduro. Ils ont gagné à Atlanta et nous devons les respecter. Nous savons qu’ils seront motivés et nous allons devoir sortir les dents. Avant de commencer à gagner à domicile, nous devons aller chercher des points contre D.C.»

Après le match contre le D.C. United, l’Impact disputera ses trois rencontres suivantes en MLS à domicile. Il participera également aux demi-finales du Championnat canadien en disputant une série aller-retour au total des buts contre les Whitecaps de Vancouver.

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le joueur des Whitecaps, Cristian Techera (en blanc) et le défenseur de l’Impact Daniel Lovitz, lors du match de samedi/Photo: PC, Paul Chiasson
MONTRÉAL – Avec Ignacio Piatti, Ballou Jean-Yves Tabla et Anthony Jackson-Hamel, ce n’est pas l’offensive qui inquiète chez l’Impact de Montréal.C’est plutôt la défensive qui connaît des ratés avec 10 buts accordés lors des cinq derniers matchs. L’émergence de Ballou et de Jackson-Hamel a permis à l’Impact d’engranger cinq points au cours de cette séquence (1-2-2), mais l’Impact n’a toujours pas pris son envol cette saison, alors que l’équipe est encore à la recherche d’un premier blanchissage.

Et après la défaite de 2-1 face aux Whitecaps de Vancouver, samedi, c’est la défensive qui a été pointée du doigt par l’entraîneur-chef Mauro Biello.

«Nous devons faire un meilleur travail pour ne pas donner de buts faciles, a-t-il martelé, visiblement frustré après le revers. L’aspect positif est que nous avons créé des occasions et leur gardien a réussi de gros arrêts. Mais nous devons trouver une constance dans notre jeu. C’est mon travail de trouver une solution et de ramener l’équipe sur le droit chemin.»

Le capitaine Patrice Bernier a aussi admis que l’équipe affichait des faiblesses dans son territoire.

«Nous avons laissé des brèches et ils nous ont fait payer, a-t-il mentionné en revenant sur le duel face aux Whitecaps. Il faut être meilleurs sur les situations un-contre-un et mieux récupérer le ballon. Je pense qu’ils (les Whitecaps) ont été beaucoup plus souvent sur les deuxièmes ballons. Il faut rectifier les choses. Il faut avoir la faim pour ne pas se faire battre, que ce soit individuellement, sur les coups de pied arrêtés ou collectivement. Nous démontrons que nous sommes capables d’aller marquer des buts. Nous sommes capables de mettre l’équipe en danger. Mais nous laissons les autres équipes s’en sortir.

«On dirait que nous prenons du temps à prendre du rythme. Le sentiment d’urgence vient quand quelque chose arrive. Ce n’est pas nous qui forçons l’autre équipe à devoir réagir.»

L’Impact n’a aussi qu’une victoire en huit sorties depuis le début de la campagne (1-3-4). Si le gain face à l’Atlanta United il y a deux semaines avait levé un poids sur les épaules des joueurs, la défaite face aux Whitecaps a ramené le nuage noir dans le vestiaire de l’équipe.

«C’est clair que nous sommes dans une zone rouge, a mentionné le défenseur Laurent Ciman. Nous devons travailler physiquement, parce que nous ne sommes pas affinés et affûtés. Nous allons devoir retrousser nos manches et travailler pendant la semaine.»

Questionné sur l’ambiance dans le vestiaire après la défaite, l’arrière latéral Chris Duvall a résumé le tout en deux mots: «pas bonne».

De son côté, le jeune partenaire de Ciman en défense centrale Kyle Fisher avait un message un peu plus encourageant.

«Nous devons être meilleurs et ça commence en reconnaissant notre part de responsabilités, a dit l’Américain âgé de 22 ans qui en était à son premier départ de la saison. Nous savons que nous pouvons faire mieux. C’est ce que nous devons retenir, que nous devons obtenir le meilleur de chaque joueur.»

L’Impact n’a jamais pu compter sur le même XI partant depuis le début de la saison en raison de suspensions ou de blessures. La défensive a été particulièrement affectée par ce manège. Victor Cabrera (cheville) et Hassoun Camara (commotion cérébrale) manquaient à l’appel samedi.

L’offensive pourrait à son tour être testée dans les prochaines semaines puisque l’attaquant Matteo Mancosu s’est blessé à la cuisse gauche face aux Whitecaps. Jackson-Hamel l’a remplacé et il a aussi quitté prématurément la rencontre. Son cas est moins inquiétant puisqu’il aurait simplement été ralenti par une crampe à un mollet.

L’Impact aura l’occasion de se racheter samedi prochain, quand il rendra visite au D.C. United.

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le joueur des Whitecaps, Cristian Techera (en blanc) et le défenseur de l’Impact Daniel Lovitz, lors du match de samedi/Photo: PC, Paul Chiasson
MONTRÉAL – Avec Ignacio Piatti, Ballou Jean-Yves Tabla et Anthony Jackson-Hamel, ce n’est pas l’offensive qui inquiète chez l’Impact de Montréal.C’est plutôt la défensive qui connaît des ratés avec 10 buts accordés lors des cinq derniers matchs. L’émergence de Ballou et de Jackson-Hamel a permis à l’Impact d’engranger cinq points au cours de cette séquence (1-2-2), mais l’Impact n’a toujours pas pris son envol cette saison, alors que l’équipe est encore à la recherche d’un premier blanchissage.

Et après la défaite de 2-1 face aux Whitecaps de Vancouver, samedi, c’est la défensive qui a été pointée du doigt par l’entraîneur-chef Mauro Biello.

«Nous devons faire un meilleur travail pour ne pas donner de buts faciles, a-t-il martelé, visiblement frustré après le revers. L’aspect positif est que nous avons créé des occasions et leur gardien a réussi de gros arrêts. Mais nous devons trouver une constance dans notre jeu. C’est mon travail de trouver une solution et de ramener l’équipe sur le droit chemin.»

Le capitaine Patrice Bernier a aussi admis que l’équipe affichait des faiblesses dans son territoire.

«Nous avons laissé des brèches et ils nous ont fait payer, a-t-il mentionné en revenant sur le duel face aux Whitecaps. Il faut être meilleurs sur les situations un-contre-un et mieux récupérer le ballon. Je pense qu’ils (les Whitecaps) ont été beaucoup plus souvent sur les deuxièmes ballons. Il faut rectifier les choses. Il faut avoir la faim pour ne pas se faire battre, que ce soit individuellement, sur les coups de pied arrêtés ou collectivement. Nous démontrons que nous sommes capables d’aller marquer des buts. Nous sommes capables de mettre l’équipe en danger. Mais nous laissons les autres équipes s’en sortir.

«On dirait que nous prenons du temps à prendre du rythme. Le sentiment d’urgence vient quand quelque chose arrive. Ce n’est pas nous qui forçons l’autre équipe à devoir réagir.»

L’Impact n’a aussi qu’une victoire en huit sorties depuis le début de la campagne (1-3-4). Si le gain face à l’Atlanta United il y a deux semaines avait levé un poids sur les épaules des joueurs, la défaite face aux Whitecaps a ramené le nuage noir dans le vestiaire de l’équipe.

«C’est clair que nous sommes dans une zone rouge, a mentionné le défenseur Laurent Ciman. Nous devons travailler physiquement, parce que nous ne sommes pas affinés et affûtés. Nous allons devoir retrousser nos manches et travailler pendant la semaine.»

Questionné sur l’ambiance dans le vestiaire après la défaite, l’arrière latéral Chris Duvall a résumé le tout en deux mots: «pas bonne».

De son côté, le jeune partenaire de Ciman en défense centrale Kyle Fisher avait un message un peu plus encourageant.

«Nous devons être meilleurs et ça commence en reconnaissant notre part de responsabilités, a dit l’Américain âgé de 22 ans qui en était à son premier départ de la saison. Nous savons que nous pouvons faire mieux. C’est ce que nous devons retenir, que nous devons obtenir le meilleur de chaque joueur.»

L’Impact n’a jamais pu compter sur le même XI partant depuis le début de la saison en raison de suspensions ou de blessures. La défensive a été particulièrement affectée par ce manège. Victor Cabrera (cheville) et Hassoun Camara (commotion cérébrale) manquaient à l’appel samedi.

L’offensive pourrait à son tour être testée dans les prochaines semaines puisque l’attaquant Matteo Mancosu s’est blessé à la cuisse gauche face aux Whitecaps. Jackson-Hamel l’a remplacé et il a aussi quitté prématurément la rencontre. Son cas est moins inquiétant puisqu’il aurait simplement été ralenti par une crampe à un mollet.

L’Impact aura l’occasion de se racheter samedi prochain, quand il rendra visite au D.C. United.

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