Washington

WASHINGTON – Les procureurs américains n’entendent pas s’en prendre aux journalistes qui font leur travail, mais ils pourraient tenter de les faire divulguer leurs sources, a indiqué dimanche un responsable du département de la Justice des États-Unis.

«Nous sommes après la personne derrière la fuite, pas le journaliste. Nous sommes après les gens qui commettent des crimes», a déclaré le procureur général adjoint Rod Rosenstein, en entrevue à l’émission «Fox News Sunday».

Vendredi, il avait refusé de préciser si les procureurs chercheraient à jeter des reporters en prison.

La veille, les autorités s’étaient engagées à serrer la vis contre les fuites d’informations gouvernementales, qui portent selon elles atteinte à la sécurité nationale.

Dimanche, M. Rosenstein n’a pas fermé la porte à ce que des journalistes fassent l’objet d’une enquête pour avoir enfreint d’autres lois, dont il n’a toutefois pas précisé la nature.

Les autorités révisent actuellement les directives qui compliquent la tâche des procureurs voulant citer des journalistes à comparaître à propos de l’identité de leurs sources.

Rod Rosenstein estime que certains «obstacles procéduraux» retardent les enquêtes sur les fuites d’informations confidentielles.

Sans fournir de détails, il a ajouté que le nombre d’enquêtes criminelles de la sorte a plus que triplé dans les premiers mois suivant l’entrée en poste de l’administration de Donald Trump.

Un fonctionnaire sous Barack Obama a fait écho à ses inquiétudes.

En entrevue avec le réseau CBS, l’ex-secrétaire à la Sécurité intérieure Jeh Johnson dit n’avoir jamais eu connaissance de fuites aussi graves.

Il a toutefois tenu à mettre en garde le département de la Justice.

«Avant de décider de vous en prendre aux journalistes, aux reporters, et de peut-être citer leurs sources à comparaître, soyez conscients que les tribunaux vont s’impliquer, et ça a le potentiel de donner une mauvaise loi dans ce domaine», a-t-il prévenu.

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La Québécoise Eugenie Bouchard s’est inclinée en trois manches face à l’Allemande Andrea Petkovic, jeudi, au deuxième tour du tournoi de tennis de Washington.

Petkovic s’est imposée 6-2, 4-6 et 6-0 face à Bouchard, 73e raquette mondiale.

Petkovic, qui est classée 102e au monde, a mis une heure et 41 minutes à venir à bout de Bouchard. L’Allemande présente désormais une fiche de 4-1 contre la Québécoise.

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WASHINGTON – Le nouveau chef de cabinet du président américain Donald Trump, le général à la retraite John Kelly, n’a pas mis de temps à reprendre le contrôle d’une Maison-Blanche paralysée par les fuites et les guerres intestines.

Quelques heures seulement après son assermentation lundi, M. Kelly, qui est connu pour sa poigne de fer et son franc-parler, a remercié cavalièrement le nouveau directeur des communications de la Maison-Blanche, Anthony Scaramucci, qui était en poste depuis seulement une dizaine de jours.

Il a ensuite statué que tous les membres de la garde rapprochée du président, y compris son gendre Jared Kushner et le stratège Steve Bannon, relèveront dorénavant directement de lui et non plus de M. Trump.

Le sénateur républicain du Tennessee Bob Corker, qui aurait discuté avec le président de la nomination de M. Kelly lundi, a dit espérer que le général à la retraite sera en mesure «de nettoyer la place» et de restaurer «la concentration et la discipline appropriée» dont la Maison-Blanche a besoin.

Pour sa part, le politologue David B. Cohen de l’Université d’Akron, qui a écrit un livre consacré aux chefs de cabinet de la Maison-Blanche, a estimé que certaines décisions de M. Kelly «auraient dû être prises dès le Jour Un, sous (son prédécesseur) Reince Priebus».

Il a ajouté que la nomination de M. Kelly envoie un message clair, «que l’improvisation et le manque de discipline» ne seront plus tolérés.

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WASHINGTON – Le président Donald Trump aurait dit aux membres de son club de golf du New Jersey qu’il essayait de s’éloigner autant que possible de Washington parce que le Maison-Blanche est un «vrai trou».

La Maison-Blanche n’a pas immédiatement réagi à la nouvelle, qui apparaît dans un long article sur le site golf.com.

L’article, qui porte sur la relation compliquée du président avec le golf, a également été publié dans le magazine Sports Illustrated.

L’histoire raconte une conversation qu’aurait eue M. Trump avec certains membres du club de golf. Il leur aurait dit qu’il venait fréquemment à la propriété de Bedminster, au New Jersey, parce que «la Maison-Blanche est un vrai trou».

Donald Trump a passé presque chaque fin de semaine de sa présidence à visiter les propriétés qu’il possède ou qu’il loue, dont celle de Bedminster.

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Le Département d’État a réagi suite à la décision de Moscou de renvoyer aux États-Unis 755 diplomates faisant partie de la mission diplomatique américaine en Russie. Washington regrette la décision de Moscou de réduire les effectifs de la mission diplomatique américaine en Russie et se penche présentement sur une riposte adéquate à la nouvelle donne, a indiqué à Sputnik un représentant du Département d’État des États-Unis.

« Cette mesure injustifiée est déplorable. Nous évaluons l’impact d’une telle réduction et d’une riposte éventuelle de notre part. Pour le moment, nous nous abstenons d’autres commentaires », a souligné le représentant.

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WASHINGTON – Des membres de la garde rapprochée de Donald Trump durant la campagne présidentielle, dont son fils aîné et son gendre, seront appelés à témoigner devant les comités du Sénat.

La semaine prochaine a tout le potentiel d’être marquée par les témoignages les plus imposants relativement aux enquêtes sur l’ingérence présumée de la Russie dans l’élection présidentielle de 2016 depuis la comparution, en juin, du directeur limogé de la police fédérale américaine (FBI), James Comey.

Donald Trump fils doit comparaître devant le comité juridique du Sénat le 26 juillet, de même que l’ex-directeur de campagne de M. Trump, Paul Manafort, selon une liste de témoins dévoilée mercredi.

Un avocat travaillant pour le gendre et conseiller du président américain, Jared Kushner, a en outre indiqué que ce dernier prendra la parole devant le comité de renseignement du Sénat lundi.

Cette rencontre devrait prendre place derrière des portes closes.

Un avocat pour Donald Trump fils, Alan Futertas, n’avait pas répondu dans l’immédiat aux demandes d’entrevue de l’Associated Press.

Le porte-parole de M. Manafort, Jason Maloni, a quant à lui fait savoir que l’ex-directeur de campagne avait reçu la demande du comité du Sénat mercredi après-midi et que ce dernier en était à la lire.

Il est presque certain que tous trois seront interrogés au sujet de leur participation à une rencontre, en juin 2016, avec l’avocate russe Natalia Veselnitskaya.

Cette réunion avait été planifiée par l’entremise de courriels dans lesquels on soutenait que l’entretien permettrait de révéler des informations compromettantes à l’égard d’Hillary Clinton, alors candidate démocrate à la présidentielle.

L’avocate russe a fait savoir dans une entrevue accordée à la chaîne télévisée RT, mercredi, qu’elle était prête à témoigner devant le Sénat américain pour «clarifier la situation».

Mme Veselnitskaya a démenti les affirmations selon lesquelles elle travaille pour le gouvernement russe.

Le démocrate de la Virginie Mark Warner, qui siège sur le comité de renseignement du Sénat, a affirmé que l’avocate n’avait pas encore été invitée à témoigner, ajoutant qu’il souhaitait entendre la version des faits de celle-ci ainsi que d’autres personnes qui ont pris part à la rencontre de juin 2016.

M. Warner a ajouté qu’il n’avait pas encore été déterminé si les témoins de premier plan attendus par son comité, notamment M. Trump fils et M. Manafort, devront témoigner dans des audiences privées ou publiques.

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WASHINGTON – Le fils aîné du président des États-Unis Donald Trump a admis lundi avoir rencontré une avocate russe pendant la campagne présidentielle de 2016 dans l’espoir d’obtenir des informations utiles concernant l’adversaire démocrate de son père, Hillary Clinton.

Donald Trump fils a toutefois cherché à minimiser l’importance de cette rencontre, en lançant un micromessage sarcastique sur Twitter: «Évidemment je suis le premier participant à une campagne (électorale) à rencontrer quelqu’un pour obtenir des informations concernant un adversaire (…) Ça n’a rien donné, mais je devais écouter». Le micromessage de M. Trump fils est le plus récent ajout à une explication qui ne cesse de se métamorphoser depuis que l’histoire est apparue dans les pages du New York Times samedi.

M. Trump fils a tout d’abord omis, pendant la fin de semaine, toute mention de Mme Clinton quand il a fourni sa version de cette rencontre survenue en juin 2016, prétendant que la rencontre avait porté sur un ancien programme d’adoption d’enfants russes par des Américains.

Le lendemain, M. Trump fils a reconnu avoir été informé, avant la rencontre, que l’avocate Natalia Veselnitskaïa détenait possiblement des informations «utiles» à la campagne Trump. L’avocate lui aurait ensuite dit, pendant la rencontre, qu’elle était en possession d’informations au sujet de Mme Clinton.

M. Trump fils semble avoir modifié sa version en réaction aux nouveaux détails publiés par The New York Times.

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WASHINGTON – Le fils aîné de Donald Trump a déclaré dimanche qu’il a rencontré une avocate russe lié au Kremlin peu de temps après que son père ait décroché l’investiture républicaine, dans l’espoir d’obtenir des informations utiles à la campagne de son père.

Un reportage du New York Times citant, dimanche, des conseillers à la Maison-Blanche ayant des informations sur cette rencontre, rapporte que Donald Trump fils a accepté de rencontrer l’avocate russe après qu’on ait promis de lui transmettre des informations compromettantes au sujet d’Hillary Clinton.

Donald Trump fils, son beau-frère Jared Kushner et Paul Manafort, qui était alors le président de la campagne du milliardaire américain, ont participé à cette rencontre qui a eu lieu à la Trump Tower avec l’avocate Natalia Veselnitskaya.

L’existence de cette réunion a été divulguée récemment à des représentants du gouvernement et a été confirmée samedi par des représentants de Donald Trump fils et Jared Kushner à la suite d’un autre reportage du New York Times.

Dans un communiqué dimanche, Donald Trump fils n’a pas confirmé que l’information qu’on lui avait promise serait préjudiciable à Hillary Clinton.

Mais il a déclaré qu’une personne, qu’il avait connue lors du concours de Miss Univers 2013, l’avait approché pour lui demander de rencontrer un individu qui pourrait avoir des informations utiles à la campagne de son père. Le fils aîné du président a ajouté que le nom de cet individu ne lui avait pas été divulgué avant la rencontre.

Donald Trump fils a aussi déclaré que lors de cette réunion, l’avocate russe prétendait avoir des informations selon lesquelles «des gens liés à la Russie finançaient le Comité national démocrate» et appuyaient Hillary Clinton.

«Aucun détail et aucune information qui supportait cette déclaration n’ont été fournis ou même offerts », a déclaré Donald Trump fils: «Il est rapidement devenu clair qu’elle n’avait pas d’information significative».

Il a aussi dit que son père n’avait pas été mis au courant de cette rencontre.

Samedi, Donald Trump fils a décrit cette rencontre comme une «courte réunion d’introduction» au cours de laquelle les gens présents ont discuté d’un programme d’adoption d’enfants russes par des couples américains qui a été suspendu par Moscou en 2012.

La Russie avait mis fin aux adoptions en réponse aux sanctions américaines introduites contre Moscou après la mort en 2009 d’un avocat emprisonné qui s’était prononcé sur un scandale de corruption.

Il a déclaré dimanche que l’avocate avait dirigé la conversation sur l’adoption d’enfants russes et qu’il avait estimé que c’était la véritable raison de la rencontre et que les déclarations concernant des informations qui pouvaient êtres utiles à la campagne de son père n’avaient été qu’un prétexte pour le rencontrer.

«Je l’ai interrompu et lui ai dit que mon père n’était pas élu, et qu’il était un citoyen, et que ses commentaires et ses préoccupations seraient mieux reçus ou moment ou il serait élu, s’il est élu» a déclaré Donald Trump fils dans le communiqué.

Mark Corallo, un porte-parole de l’équipe juridique de Donald Trump, a déclaré que «le président n’était pas au courant de cette réunion et n’y a pas assisté».

La version révisée de Kushner

Contrairement à Jared Kushner, Donald Trump fils ne sert pas dans l’administration Trump et n’est pas tenu de divulguer ses contacts avec des étrangers.

Le New York Times a déclaré que l’existence de cette réunion a été divulguée ces derniers jours aux enquêteurs du gouvernement lorsque Jared Kushner a déposé une version révisée d’un formulaire nécessaire pour obtenir une attestation de sécurité relative à son poste au sein de la Maison-Blanche. Son avocat a précédemment reconnu que la première soumission du formulaire de Jared Kushner était incomplète.

Paul Manafort a aussi récemment révélé l’existence de cette réunion aux enquêteurs du Congrès, selon le New York Times.

Le journal a déclaré que Natalia Veselnitskaya est connue pour faire campagne contre les sanctions à l’égard de suspects russes de violations des droits de l’homme.

Le New York Times a également déclaré que ses clients incluaient des entreprises appartenant à l’État et le fils d’un haut fonctionnaire dont la société faisait l’objet d’une enquête aux États-Unis au moment où a eu lieu la réunion.

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WASHINGTON – Le président américain Donald Trump s’est moqué de l’apparence physique et du caractère d’une journaliste dont il dit pourtant ne plus écouter l’émission. M. Trump a lancé une attaque en règle, sur Twitter, contre les journalistes Mika Brzezinski et Joe Scarborough, qui l’ont critiqué dans le cadre de l’émission Morning Joe sur les ondes du réseau MSNBC.

Les micromessages du président pourraient se traduire comme suit: «J’ai entendu Morning Joe, dont les cotes d’écoute sont mauvaises, parler en mal de moi (je ne l’écoute plus). Alors comment se fait-il que Mika la folle au QI faible, et Psycho Joe, aient passé trois nuits de suite à Mar-a-Lago autour de la Veille du jour l’An, et qu’ils aient insisté pour passer du temps avec moi? Elle saignait encore de son redrapage du visage et du cou! J’ai dit non!»

Mme Brzezinski a répliqué en diffusant, elle aussi sur Twitter, la photo d’une boîte de céréales Cheerios sur laquelle on peut lire, «Fait pour les petites mains». Ceux qui veulent agacer pratiquement à coup sûr le président Trump font référence à ses mains, qui paraissent petites par rapport au reste de son corps.

Une porte-parole du réseau NBC a dit que «c’est un jour triste pour l’Amérique quand le président utilise son temps pour harceler, mentir et répandre des attaques personnelles mesquines au lieu de faire son travail».

Trois sénateurs républicains ont demandé au président Trump de mieux se contrôler. Susan Collins, du Maine, a dit «ça doit cesser (…) nous devons faire preuve de civisme et de respect». Ben Sasse, du Nebraska, et Lindsey Graham, de la Caroline du Sud, ont estimé que de tels propos sont «indignes» de la présidence des États-Unis. M. Sasse a ajouté qu’un tel comportement «n’est pas normal».

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WASHINGTON – Un tireur a agi seul lorsqu’il a grièvement blessé par balle le représentant républicain Steve Scalise et quatre autres personnes sur un terrain de baseball du nord de la Virginie, a annoncé le FBI mercredi.

Tim Slater, l’agent spécial chargé du bureau du FBI à Washington, a également déclaré en conférence de presse que James T. Hodgkinson n’avait aucun lien avec le terrorisme.

L’agent spécial chargé du bureau du FBI à Washington, Tim Slater / Photo :AP

L’élu républicain Steve Scalise a été grièvement blessé lors de la fusillade la semaine dernière. Il a subi plusieurs chirurgies et demeure hospitalisé. Son état est considéré comme «sérieux».

M. Scalise et d’autres républicains s’entraînaient pour leur match de baseball annuel contre les démocrates au profit d’une oeuvre de bienfaisance lorsqu’un homme a commencé à tirer. La police du Capitole et d’autres agents ont aussi fait feu et réussi à abattre le tireur, un inspecteur résidentiel sans emploi avec une profonde haine envers Donald Trump et d’autres élus républicains.

Le tireur a été identifié comme étant James T. Hodgkinson, un homme de 66 ans ayant agi comme bénévole pour la campagne de Bernie Sanders.

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